Discours de soutien à Michel Vauzelle - Régionales 2010

Ecrit le 08 mar 2010

Marseille, le vendredi 05 mars 2010 - 6/8 rue Sénac, 13001 Marseille

Chères Concitoyennes, Chers Concitoyens,

Nous voici réunis au cœur de Marseille pour cette réunion publique de soutien à Michel VAUZELLE.

Avec vous mes amis, l’émotion me gagne, tant je suis heureux de vous retrouver enthousiastes autour de nos candidats et de nos élus du centre-ville.

Je veux saluer Josette (Sportiello) et Marie-Arlette (Carlotti), nos conseillères générales, Fatima (Orsatelli), Avi (Assouly), …. qui ont décidé de conduire cette bataille aux cotés de Michel VAUZELLE.

Saluer nos amis des autres secteurs de Marseille, bien sûr Sylvie (Andrieux), François-Noël (Bernardi), …
et saluer avec fierté la présence Robert Vigouroux, toi qui, compagnon de Gaston Defferre, fût notre Maire de 1986 à 1995.
Et qu’il me soit permis de dire combien au regard de la politique municipale actuelle, tu avais une vraie vision pour Marseille.

Emotion de vous accueillir dans ce secteur dont je suis devenu, grâce à vous, le Maire voici 2 ans.

Emotion et fierté d’accueillir, de soutenir un homme, Michel Vauzelle, avec qui je partage les valeurs qui fondent l’action politique que nous conduisons. L’honnêteté, le respect de tous, l’efficacité, le refus du clientélisme, l’égalité de traitement des hommes et des territoires et par-dessus tout, l’amour de la République.

Notre République, c’est celle des volontaires marseillais rassemblés en 1792 à quelques centaines de mètres d’ici et qui décident ensemble de monter à Paris. Notre République, c’est celle des Mobiles Marseillais réunis en 1870 sur les Allées de Meilhan et qui décident de résister aux prussiens et aux Versaillais. La République qui nous unit tous ici, c’est celle qui protège le plus faible, celle qui donne sa dignité à tous, grâce à l’école, celle qui garantit le droit et la justice, et c’est au nom de ces valeurs que nous nous sommes engagés aux côtés de Michel VAUZELLE, en ayant à l’esprit cette confrontation qui nous attend et dont les régionales sont une étape décisive : la confrontation entre la République et le Sarkozysme.

Oui, chers amis, la volonté du Président de la République c’est de liquider les Régions, c’est donc d’effacer tout point de résistance entre le libéralisme et le peuple.
La Réforme des Collectivités Territoriales dont nous parle Nicolas Sarkozy depuis de longs mois est bien plus qu’une réforme ; c’est la liquidation des institutions qui poursuivent le travail historique de la République : l’éducation, la culture. Elle a pour but de laisser les citoyens seuls face au pouvoir politico médiatique, seuls face à la télévision, seuls face à un pouvoir dont le seul but est de faciliter la vie aux plus puissants en affaiblissant toute la société.

Chers amis, oui, nous avons de bonnes raisons de nous battre contre ceux qui nous gouvernent, cette « bande du Fouquet’s » !
Ils ont organisé dans le pays une alliance de la finance et du populisme face à une autre alliance notre modèle de société, celui de la fraternité et de la solidarité, celle d’une Région Rassemblée dans une nation fraternelle et nécessaire.

Michel VAUZELLE a ravivé en nous la flamme de la Résistance, et nous avons créé dans cette campagne un élan de rassemblement pour garder nos Régions, dans une France républicaine, sociale, solidaire et fraternelle !
Ici, dans nos victoires, ici dans ce secteur du centre-ville, nous avons appris à nous unir pour changer les choses. Ce sont ces victoires que nous voulons amplifier.

En 2007, Nicolas Sarkozy nous avait promis qu’il serait le Président du pouvoir d’achat, qu’il règlerait les problèmes de logement, d’emploi et de sécurité. Trois ans après, nous savons que cela n’a été que de belles paroles…

La sécurité, c’est le plus grand échec de cette équipe. Si les vols de voiture ont diminué, on le doit aux progrès technologiques (à cause des antivols). Les violences contre les personnes ne cessent de s’accroître.
Et ceux là mêmes qui n’ont que le mot « sécurité » à la bouche, ceux là mêmes années après années diminuent continuellement les effectifs de la police nationale .
A Marseille, c’est 350 postes de policiers de moins depuis 3 ans, c’est une patrouille de la BAC en moins dans le centre-ville la nuit ;

C’est ceux là mêmes qui nous racontent que s’ils sont élus à la Région, ils règleraient la sécurité dans les transports, oubliant les 4 millions d’euros que la Région paye chaque année pour la police ferroviaire ! C’est ceux là mêmes qui voudraient nous donner des leçons.

Les mêmes qui, après avoir supprimé en 3 ans 2200 postes d’enseignants dans nos écoles, après avoir divisé par deux le nombre de surveillants dans les lycées, ceux sont les mêmes qui veulent encore utiliser l’arme de la sécurité dans les élections régionales !

Mariani, Estrosi, vous êtes mal tombés, car ici dans ce secteur, la tranquillité et la sécurité de nos administrés sont une véritable priorité.
Tout en ayant à cœur de favoriser le dialogue, de prendre en compte la réalité et dans un soucis de vivre ensemble.
Nous travaillons tous les jours avec des policiers de quartier et loin des discours de leur hiérarchie, ils nous disent, ces hommes et ces femmes souvent admirables par leur dévouement, leur souffrance et leur sentiment d’impuissance devant l’affaiblissement de leurs moyens.

Ne vous y trompez pas, cette utilisation par la droite de l’arme sécuritaire se nourrit de l’échec même de la politique sarkozyste en matière de sécurité.
La droite prétend toujours être la championne de la sécurité mais c’est une posture, la réalité c’est qu’ils sont très attentifs à la sécurité là où ils vivent, à Neuilly, à Saint Zacarie ou ailleurs, mais en tout cas pas dans le centre-ville de Marseille.

Il n’y a pas dans nos rangs de laxistes, les laxistes vous les trouverez à la Mairie de Marseille quand on laisse la police municipale avec des effectifs d’une ville de 300 000 habitants alors que nous sommes 860 000.
Les laxistes, vous les trouverez au Ministère de l’Intérieur quand, alors qu’on devait recruter 4000 policiers en 2010, le concours ne s’ouvre que pour 150 personnes.

Ne vous y trompez pas, quand ils sortent l’arme de la sécurité, c’est pour détourner le peuple des échecs de leur politique.

Et ne vous y trompez pas, la remontée du Front National mesurée par les enquêtes d’opinion, est la conséquence directe de l’échec de la politique de sécurité des Sarkozystes. On entend à longueur de meeting, d’interview, le candidat Sarkozyste, dénoncer la présence du FN, qui, au deuxième tour, l’empêcherait de gagner. D’une part, ce garçon ne doit pas analyser les sondages qui montrent tous que Michel Vauzelle n’a pas besoin de triangulaire pour gagner mais surtout il doit mesurer sa responsabilité dans la réemergence du FN :

Qui peut croire que le triste débat sur l’identité nationale n’a pas été un point d’appui formidable pour les racistes de ce pays ?

Qui peut croire que les dérapages sémantiques à répétition du Ministre Besson, que les casquettes de Nadine Morano, que les drapeaux algériens de Gaudin favorisent une autre idéologie que celle de Le Pen ?

Et ce n’est tout de même pas ceux qui ont gouverné la Région de 1992 à 1998 avec Le Pen qui vont nous donner des leçons !

Croit-il que nous avons oublié leur tentative d’accord avec le FN pour empêcher Michel Vauzelle de devenir Président de la Région en 1998 alors qu’il avait gagné les élections ?

Leur échec sur la sécurité, c’est la première cause de ce qui leur arrive, mais ce n’est pas la seule.

Il y a aussi l’échec économique.
Nous connaissons une hausse inacceptable de la précarité et du chômage.
Dans cette ville, 30% de la population vit avec moins de 800€ par mois et dans le 1er arrondissement c’est 40%.

Les derniers chiffres du chômage sont à eux seul la preuve de l’échec Sarkozyste :
+7,6% en un an dans le 1er arrondissement
+12,2% dans le 2ème
+9% dans le 3ème et, tenez-vous bien,
+12% dans le 7ème, ce qui prouve que plus personnes n’est à l’abri, même les classes moyennes.

Souvenez-vous des litanies de Sarkozy pendant les présidentielles, souvenez-vous aussi de sa chansonnette lorsque la crise financière a éclaté.
Il disait alors : « notre Pays a été moins éprouvé que beaucoup d’autres et nous le devons au modèle social » et oui, on croit rêver !
Souvenez vous des déclarations de Roland Blum, le 1er adjoint au Maire de Marseille, prétendant que tel le nuage de Tchernobyl, la crise éviterait Marseille.

En campagne électorale, ensemble, tout est possible, mais dans la vraie vie, tout n’est possible que pour leurs amis du CAC40, pour les promoteurs qui nous ont pris tous les terrains dans cette ville.

Mais pour nous, l’important c’est le bon fonctionnement du pôle emploi, c’est la création de classes pour éviter les écoles surchargées, c’est la création de places en crèches pour permettre aux femmes d’aller travailler, c’est la démocratisation de l’accès à la culture, tout ce qui permet de mettre les citoyens dans une situation d’égalité.

Sarkozy-Mariani, c’est du pareil au même et que Myriam Lamare et Jocelyn Zeïtoun me pardonnent, mais tout ça me fait penser à un boxeur qui serait aussi dentiste ! Au pouvoir, il vous démolit le portrait et en campagne électorale, il vous propose de vous refaire les dents !

Prenons un exemple concret comme la santé, et comparons : La France consacre 10% de sa richesse à la santé. Les Etats Unis y consacrent, eux, 15% de leur richesse. On pourrait donc penser que les américains sont mieux soignés que les français. Or, c’est le contraire. Mais alors quelle est la différence ? La différence, ce sont les actionnaires et les profits.
Vous voyez bien par cet exemple qu’une santé privée, totalement privée si on compare, est plus chère et marche moins bien !

Et bien, pour les retraites c’est pareil !
Il serait moins coûteux et plus rentable socialement d’instaurer une vraie politique de développement de l’emploi qualifié, et ainsi notre régime de retraite serait sauvé.
En déclarant la guerre à notre système de retraite en plein cœur de cette bataille des élections régionales, le gouvernement nous donne la possibilité de dire notre mot et de nous inviter à peser dans les choix qui seront faits : Plus nous donnerons du poids au vote dès le premier tour en faveur de notre liste et plus la gauche, les républicains, les écologistes, les femmes et les hommes de progrès pèseront sur les décisions qui seront prises.

Nous refusons le démantèlement de La Poste, de la SNCF, des retraites, des institutions, des écoles, nous refusons de livrer aux puissances de l’argent tout ce qui fait « le vivre 13 ensemble », qui rend l’accès égalitaire aux services pour tout un chacun, que l’on soit riche ou pauvre.

En cela, Michel VAUZELLE avait vu juste lorsque, avant même le lancement de cette campagne électorale, il lançait cette pétition pour la défense des services publics à la française, et surtout cette formidable idée d’une charte des services publics au sein même de la loi des lois, notre constitution de la République !

La République, et sa promesse de Liberté, d’Egalité, de Fraternité, c’est le seul bien de ceux qui n’ont rien !
Alors ne laissons pas toucher à notre bien précieux.

La réforme territoriale, c’est une loi qui recentralise le pouvoir dans les mains de quelques profiteurs qui s’accaparent le pouvoir d’Etat et qui suppriment les Régions parce que les Régions, ces contres-parcours les empêchent d’atteindre leur objectif.

Dans son programme, envoyé à domicile, enveloppé dans un plastique noir, il annonce la mort de la Région, la fin des politiques régionales dans des domaines aussi vitaux que l’emploi, la culture, la vie associative. Ce n’est pas un programme, c’est un faire-part. C’est comme s’il invitait les électrices et les électeurs de Provence-Alpes-Côte d’Azur à venir voter pour décider de l’enterrement de la Région. Nous ne sommes pas prêts à laisser enterrer notre Région !

Il peuvent s’inspirer directement de ce que la droite marseillaise a fait de nos arrondissements, de notre ville.
Jean-Claude Gaudin, l’ami de Nicolas Sarkozy, a lui aussi délaissé le centre-ville, échec du Plan de Rénovation Immobilière, aucun plan Canebière. Rappelons dans quel état nous avons trouvé ce secteur :

Sachons ce qu’ils ont fait des écoles, qui sont le dernier rempart contre les inégalités sociales. Nous avons trouvé des locaux exigüs, vétustes et surchargés. Je ne parle même pas du manque inquiétant de places dans les crèches qui frappe les familles et pour lequel je suis interpellé en permanence dans mon quotidien de Maire d’arrondissement.

Face à cette politique de la droite, la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur, avec Michel VAUZELLE, a essayé d’en atténuer les conséquences.

Ici, nous devons l’affirmer, nous ne voulons pas faire de la politique comme les autres. Nous avons bâti nos résistances et nous nous sommes rassemblés sur des projets, nous débattons dans le cadre démocratique qui est le nôtre.

Nous n’avons pas pour habitude de remplacer une clientèle par une autre, nous laissons ces pratiques à d’autres.
Ici, nous avons battu la droite sur des projets, en faisant grandir la force de la politique citoyenne et non la politique de la force.

Nous aimons la façon de Michel VAUZELLE de faire de la politique à partir des choses les plus quotidiennes de la vie des gens, il nourrit le débat d’idées et les valeurs de l’Action pour que change la vie !

Demain, la Région poursuivra dans cette direction.
Pour la création de 10 000 emplois par an sur la région et les 30 000 contrats d’accès à la qualification (contrats aidés).

Ici, la Région s’est engagée :

À participer à la réhabilitions de la Canebière par la construction de l’internat du lycée Thiers (6-8 rue Sénac), et du restaurant universitaire dans l’ancien cinéma Capitole.

Nous voulons gagner pour que la Région participe au financement des licences sportives pour les enfants dans les clubs de quartier (Belsunce). Un petit clin d’œil à notre ami Akim de l’AS BELSUNCE qui fait un travail formidable dans le centre-ville de Marseille.

Nous voulons avec la Région augmenter la présence humaine à la gare Saint-Charles, aux lycées Thiers, Victor Hugo et Montgrand.

Nous voulons gagner pour financer, avec la Communauté urbaine Marseille Provence Métropole, les pistes cyclables dont nous avons besoin dans le centre-ville, et avec la nouvelle majorité régionale, créer la prime anti-carbone pour faciliter les travaux d’isolation des appartements.

Nous allons mettre en oeuvre un plan régional de protection du littoral méditerranéen, notamment en contribuant à la limitation des rejets ménagers dans la mer.
Nous allons travailler à la construction d’un foyer d’élèves au lycée Colbert pour inciter les élèves à y rester entre midi et deux et construire un internat pour les Remparts.

J’entends déjà les Mariani, les Estrosi dire augmentation des impôts.
Parlons-en de l’augmentation des impôts et rendons une fois pour toute justice à Michel VAUZELLE. Les impôts n’ont pas été augmentés depuis 4 ans et il ne le seront pas plus dans le nouveau mandat. Et qu’on ne nous parle pas de la dette régionale qui représente une goutte d’eau dans les milliers de millions d’euros de la dette de la France. Qu’on ne nous parle pas de la dette régionale qui correspond à 7 ans de désendettement comparés aux 21 ans de la Ville de Marseille ! Ceux qui font les poches des contribuables, ils s’appellent Gaudin , ils s’appellent Falco.

J’entends sans arrêts les élus de droite Sarko-Mariannistes dire “j’aime Marseille, j’aime Marseille , j’aime Marseille !” Mais pour aimer Marseille, il faut surtout servir les Marseillais. En politique, comme en amour, ce sont les preuves qui compte pas les déclarations !
Et pour aider Marseille,
Pour servir Marseille,
Une région dirigée par nous est utile.

Ainsi, pour le financement du contournement routier L2 la Région est engagée.

Pour la Culture, la Région s’est engagée dans le cadre de Marseille 2013, s’engage pour programmer au théâtre Silvain des concerts philharmoniques qui auront lieu en fin d’après-midi durant l’été, pour le FID, pour lumières d’artistes.
De la même façon, nous utiliserons le centre des Lices et Sénac comme point central de 2013 dans nos quartiers.
Vous voyez, chers amis, pourquoi nous voulons gagner, nous voulons gagner pour des projets, pour des idées, pour du concret !

Et pour aider Marseille, il faut une région qui le veuille. Notre ville est la capitale de notre région.
Et croyez-moi, pour que nous l’emportions, il faudra que Marseille nous soutienne.
Et Marseille va nous soutenir parce que nos convictions sont exactement calquées sur l’histoire et la modernité de notre ville.
C’est à Marseille que s’exprime le mieux, parfois dans la douleur, souvent dans les difficultés, mais toujours avec l’orgueil d’être un creuset qui se nourrit de toutes les cultures Méditerranéenne et qui les unifient sans les annihiler.
Plus qu’ailleurs, ici nous avons besoin d’une région républicaine qui aide, accompagne, assiste le creuset culturel.

Notre arrondissement, délaissé depuis tant d’années, a retrouvé des couleurs, il y a ici une mosaïque de couleurs et de situations qui en font tout le charme, mais aussi la force. Je fais le rêve d’un arrondissement du « vivre ensemble », dans la communion des origines, du partage et des cultures. Quelle chance pour Marseille : tous ces gens qui sont venus d’ailleurs nous donnent ce qu’ils ont de meilleur.

On connaît de Mariani son côté populiste, sa haine de l’étranger, il veut capter les voies du Front National et joue depuis des années, les apprentis sorciers. Malheureusement, la bêtise des extrémistes va toujours vers l’original plutôt que vers la photocopie ! Ne laissons pas la droite gagner parce qu’elle s’est mariée avec les idées du Front !

Nous sommes fiers de Marseille, fiers qu’elle soit un concentré de la Méditerranée à laquelle nous sommes si attachés.
Il y a, à Marseille, des gens venus d’horizons différents qui luttent pour se faire une place, ils ne cherchent pas à prendre nos places comme le disent certains, sans honte. Ils sont notre ville.
Notre Ville, et je pourrais presque dire la même chose de notre Région, elle s’est construite sur la diversité ; elle est le lien de ceux qui étaient rejetés par la misère, la violence, la peur, et qui ont trouvé une terre d’asile qui est devenue leur patrie.

Notre conception de Marseille, notre conception de la Région, est inscrite dans l’histoire des hommes et des femmes qui ont construit la ville et plus que toute autre, cette ville est la République.

Marseille, c’est son peuple, ce sont ces italiens chassés par la faim au début du 20ème siècle fuyant la dictature Mussolinienne qui ont posé leurs bateaux de pêche sur les rives du Lacydon, ces italiens qui ont fait tourner nos usines notre port.
Marseille, ce sont ces espagnols républicains socialistes et communistes fuyant la répression franquiste après que Madrid soit tombée.
Marseille, ce sont ces juifs fuyant les pogroms, quittant Thessalonique, ce sont ces arméniens survivants du 1er génocide moderne trouvant à Marseille le lieu pour s’y reconstruire après la soif, les camps, la mort sur les routes de Syrie.
Marseille, ce sont ces Algériens de l’armée d’Afrique qui ont libéré Notre Dame de la Garde, ces Algériens, ces Marocains, ces Tunisiens qui depuis les années 30, forment une main d’œuvre qu’on a exploité et que certains rejettent aujourd’hui alors qu’ils ont fait la fortune de leurs entreprises.
Marseille, ce sont ces Comoriens, ces Maliens, ces colonisés qu’on a installés et qu’on a laissés aujourd’hui se ghettoïser.

C’est cela Marseille, c’est aussi ces gavots descendants des Alpes, ces Corses allant et venant entre les deux rives.
Mais c’est aussi ces nouveaux venus, venant de toute la France de plus en plus nombreux surtout ici dans le centre-ville attirés par la mer, le soleil, l’ambiance des quartiers et la culture de tolérance qui fait notre différence.

Et vous croyez avec tout cela que Marseille peut donner un Mariani à la Présidence de la Région ? Il est le contraire, Mariani, de ce que nous sommes. Intolérant alors que nous sommes ouverts. Voulant contrôler notre ADN alors que nous vivons dans la diversité.

Notre campagne n’est pas finie et le premier tour s’approche, il sera définitif.

Aucune voie ne doit s’égarer dans de petits refuges qui ne serviraient qu’à donner à la droite la confiance.

Nous avons, très tôt, défendu notre bilan et fait connaître notre projet de partout. Les gens, bien au-delà de nos rangs, s’emparent de nos idées et y rajoutent les leurs. Je sens un vent d’espoir monter, à nous de ne pas le décevoir !

Pour terminer mon propos et laisser Michel (Vauzelle) accomplir le sien, je voudrais vous offrir, non pas une citation, mais un petit extrait d’un livre “Ici et maintenant”, écrit par François Mitterrand en 1980. Voici cet extrait qui s’intitule, Vivre autrement :

« Des syndicats pour négocier vraiment, des entreprises à démocratiser, un plan pour maîtriser le développement, une société à décentraliser, une meilleure diffusion du savoir et de la culture : il n’y a pas de socialisme sans que soient détruites les structures qui assurent le pouvoir de classe des groupes dominants. L’écologie même y trouvera son compte. » François Mitterrand, Ici et maintenant, 1980.


Représentation théâtrale « Un bouquet mon amour » Vendredi 5 mars à 20h30

Ecrit le 24 fév 2010

Représentation théâtrale  « Un  bouquet mon amour »
Vendredi 5 mars 2010 à 20h30

Patrick MENNUCCI, Maire du 1er secteur de Marseille  et Isabelle BARTHELEMY, Adjointe  à la Culture, vous invitent à partager un agréable moment de théâtre avec la représentation de la pièce “Un Bouquet, Mon Amour” par la troupe de spectacle La compagnie du Smoking.

Ce spectacle  gratuit, joué au « Off » d’Avignon et au théâtre des 3 Bornes à Paris, se jouera le vendredi 5 mars 2010 à 20h30 au Centre d’Animation Sportif et Culturel des Lices 12, rue des Lices 13007 Marseille.

Une comédie bien rythmée où l’on rit beaucoup avec un ressort dramatique habilement construit et ce qu’il faut de roublardise pour surprendre le spectateur. Cette pièce est parfaitement interprétée par trois pétillantes comédiennes ; Audrey David, Delphine Ghetti, Christel Piriou, avec une  mise en scène de Jean Gardeil.

La Mairie du 1er Secteur de Marseille place cette soirée festive sous le signe de la joie et de la convivialité, en partageant un délicieux moment de théâtre.

Information : Compagnie du Smoking 282, boulevard Voltaire 75011 Paris

Renseignements : Direction de l’animation du 1/7 – Tél : 04 91 14 54 70: animation1.7@mairiedupremiersecteur.fr